Rencontre avec Badal, membre du conseil de l’association NKP

Rencontre avec Badal, membre du conseil de l’association NKP

Au Népal, le sida et les hépatites sont des maladies très présentes et difficiles à combattre pour des raisons majoritairement économiques et sociales. Une des associations népalaises que nous soutenons est le « KNP community center » qui s’occupe des victimes de ces infections. Ici se côtoient enfants et adultes dans une atmosphère de liberté et de respect où chacun peut vivre pleinement sa vie comme il l’entend, malgré le virus. Tous les patients vivent au centre et y reçoivent les traitements nécessaires pour combattre leur maladie.

Notre présence durant de nombreux mois au Népal nous a permis de tisser des liens privilégiés et de confiance avec tous nos partenaires. Aujourd’hui, nous rencontrons Badal, ami et membre de l’association « KNP » depuis 13 ans.

Pouvez-vous nous expliquer votre parcours ?

Mon nom est Badal, j’ai 34 ans. J’ai vécu toute mon enfance et mon adolescence à Pokhara, une ville à 200 km au nord de Kathmandu. Après mes études secondaires, je ne savais pas vraiment quoi faire de ma vie et j’avais l’impression de stagner sur place. Mes journées étaient assez monotones et je ne faisais rien me donnant vraiment de la satisfaction personnelle… Ma sœur m’a alors parlé du projet « KNP community center » qui s’occupait des personnes atteintes de sida et d’hépatites et m’a demandé si j’étais intéressé d’y aller. Moi et toute ma famille pensions qu’aller dans la capitale et y trouver un travail, de surcroit qui a une valeur sociale, était la meilleure solution pour mon avenir. Voilà comment j’ai atterri ici en 2004. Aujourd’hui, je suis titulaire d’un diplôme en sociologie et aimerais continuer mon travail dans l’association tout en faisant mon master.

Comment était l’association quand vous y êtes arrivé ?

Lorsque je suis arrivé en 2004, l’association était un simple bureau dans les rues de Kathmandu. Nous avons commencé comme cela et puis est arrivé un haut responsable du Sidaction. Il nous a beaucoup aidé et nous a permis d’agrandir notre projet. Un an plus tard, nous avons pu louer une maison, toujours dans la capitale ! Le nombre de patients montre bien notre évolution puisqu’ils n’étaient que 10 au début et sont plus de 50 aujourd’hui. Nous espérons bien continuer sur cette voie et pouvoir accueillir encore plus de malades. Là est notre seul objectif, aider ceux dans le besoin…

Quel est votre rôle dans l’association ?

Étant depuis 13 ans dans le projet, j’ai dû toucher à tous les domaines et donc être multitâches. Pour vous donner une idée, j’ai été responsable des stocks et puis assistant médical, respectivement en 2006 et 2007. Je me suis ensuite occupé de toute l’administration pendant 2 ans pour devenir, aujourd’hui, un membre du conseil de l’association. Ma principale fonction est de gérer le personnel, leur dire quoi faire et résoudre les problèmes quand ils arrivent. Je suis le seul responsable à vivre tous les jours avec les patients donc quand quelqu’un a un problème, que ce soit financier ou psychologique, il vient me voir et on trouve une solution ensemble. Mon temps est donc partagé entre la gestion des employés et des résidents, peu importe le problème, je dois être en mesure d’y répondre.

Que faites-vous au quotidien ?

Tous les jours, je me réveille à 6h afin de préparer le petit déjeuner et aider les enfants à aller à l’école. Ensuite, je me charge de répartir les tâches entre le personnel. Dans le courant de la matinée, nous faisons tous du sport ensemble (tennis de table, badminton, etc.), ce qui fait énormément de bien à nos patients. Après le repas de midi, je m’occupe avec d’autres personnes du travail administratif ou je vais visiter des hôpitaux.

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Quelle est votre vision des patients ?

Toutes les personnes vivant au centre sont comme des frères pour moi. Je suis ici depuis 2004 et je vis quotidiennement avec eux, jour et nuit. Notre relation est donc très solide et de confiance, je ne pourrais jamais leur faire quelque chose dans le dos… Depuis que je suis arrivé dans ce projet, j’essaye de mettre mes valeurs et ma vision des choses dans mon travail. Pour moi, le respect de l’autre est ce qu’il y a de plus important si nous voulons vivre en groupe. Au centre KNP, chacun est donc libre de faire ce qu’il veut de sa vie tant que cela n’empiète pas sur la liberté des autres. Nous proposons des activités, chaque personne décide d’y participer ou non. C’est aussi simple que cela, nous voulons des gens libres et heureux.

Que retirez-vous de votre participation à ce projet ?

Depuis que je suis ici, j’ai énormément progressé en tant que personne. J’ai compris qu’aider les autres et travailler pour un meilleur monde me rendait heureux. Ça y est, j’ai trouvé ma voie…

 

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